Itinéraires Guyanais
Les Chemins du sensible, initiés par le réseau Bio-Scène vous propose une découverte de Guyane Française à travers le référencement d'espaces riches en biodiversité et de lieux à forte valeur culturelle.
Kaw-(mare Caiman)
A l'instar de la mare Trésor, ce lieu est également un endroit rêvé pour observer les Explosives-breeding et découvrir la richesse des inter...
Kaw-(mare Trésors)
Cette mare temporaire est une sorte de "mecque-naturaliste" pour observer les Explosive-breeding etles cortèges d'espèces d'amphibiens qui v...
Kourou-(montagne des singes)
La montagne des Singes est connue pour ses deux sentiers de randonnées qui permettent de découvrir le milieu sans forcément être initié à la...
Montagne de Kaw-(forêt primaire)
La route de Kaw permet de découvrir un massif de forêt primaire, à 30 kilomètres de Cayenne. Celle-ci commence depuis le bourg de Roura et v...
Rémire-Montjoly-(les Salines)
Cette zone humide, lagune riche d’une grande diversité de milieux à découvrir, présente un intérêt écologique très remarquable dans cet espa...
Savane-roche Virginie
Kaw-(RNR-Trésor)
S’étalant sur près de 2.500 hectares du flanc sud-ouest de la montagne de Kaw, la réserve naturelle régionale Trésor s’insère entre la route...
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Médias associés directement à cette scène
Allobate fémoral
Un "Robot-Rana", il fallait y penser… Le Professeur Walter Hoedle, de l'Université de Vienne en Autriche, a inventé une drôle de machine – le "Robot-Rana" – pour étudier in natura les comportements territoriaux des mâles d'Allobates femoralis. Et les résultats sont assez surprenants ! Le dispositif est composé d'une fausse souche, d'un haut-parleur et d'une reproduction en résine d'un mâle de cette espèce. Placé dans la litière forestière, rien de plus facile que d'attirer un individu grâce au chant émis par le robot. Un fait nouveau semble s'imposer : au-dela du chant, la vue semble jouer un rôle primordial dans la posture de la vraie grenouille face à l'intru. Que le son seul se fasse entendre et notre mâle Allobates ne réagit pas à l'imposteur en résine… Par contre, il suffit que ce dernier gonfle son sac vocal, par un astucieux mécanisme activé à distance, pour qu'immédiatement notre mâle devienne particulièrement vindicatif et saute sur la fausse-grenouille pour le faire déguerpir ! Comme quoi, il est bon d'avoir un peu d'imagination pour mettre à l'épreuve la biologie des espèces et faire des découvertes qui "ne sautent pas aux yeux".
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Allobate fémoral
Des couleurs qui préviennent d’un danger… La Famille des Dendrobatidés, dont fait partie cette Allobates femoralis, regroupe plusieurs Genres dont la particularité est de secréter dans leur peau une puissante toxine, la batrachotoxine, qui leur sert de défense vis-à-vis d'éventuels prédateurs. Elles arborent des couleurs vives qui lance un message très efficace : "attention, danger - je suis venimeuse"… En réalité, plus de la moitié des espèces ne secrètent pas de venin. Ce qui ne les empêchent pas d'arborer tout de même ces couleurs vives et ainsi de bénéficier de la protection qui va avec. Une autre Famille d'Amphibiens, les Mantellidés – localisées à Madagascar – dispose de cette même adaptation. Toutes se regroupent sous le terme générique de "Grenouilles-poison". Le Genre Allobates, pour sa part, est représenté par seulement 2 espèces : Allobates zaparo et Allobates femoralis. Cette dernière se rencontre notamment en Guyane française. Des programmes de recherches scientifiques sont menés pour connaître la biologie de cette espèce, notamment sur la place que tient le chant du mâle dans la compétition territoriale.
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Allophryne de Ruthven
Robe tigrée et sac vocal assorti… « The must » ! Au moment de la reproduction, toute les stratégies sont bonnes pour attirer une belle et la pousser à se commettre. Mais généralement, la dame ne choisie pas le premier venu. Alors pour le grand soir, tous les atours sont de mise. Et cette Allophryne de Ruthvenn (Allophryne ruthveni) ne manque pas d'arguments pour séduire sa dulcinée. Mais au-dela de l'apparence "physique" du mâle, c'est surtout l'ardeur au chant qui est susceptible de faire véritablement la différence entre plusieurs mâles qui se retrouvent en compétition pour attirer une même femelle. Et comme pour l'ensemble des grenouilles ou crapauds, cette vocalise se fait par l'entremise du gonflement d'un sac vocal situé dans leur gorge.
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Allophryne de Ruthven
Ne pas tergiverser… L'amour n'attend pas ! Ces deux mâles d'Allophryne ruthveni ne semblent pas prêts à lâcher du terrain et sont chacun décidés à garder leur place sur cette feuille. Il faut dire que la compétition est rude et il n'y a pas une minute à perdre. Et pour cause, le temps imparti à cette espèce pour assurer sa descendance ne se compte pas en semaines ni même en jours, mais seulement en quelques heures. C'est ce que l'on appelle, en jargon d'herpétologue, une "explosive breeding", ou "reproduction explosive ", pour franciser le terme. D'aucuns, beaucoup moins altérés par le langage scientifique auront le loisir d'appeler cette période une « partie grenouilliesque ». Mais le temps presse pour nos 2 mâles à trouver femelle à accoupler, alors peu leur importe le terme à employer.
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Allophryne de Ruthven
Une sorte de casse-tête à "ranger"… Le Genre Allophryne est représenté par une unique espèce : Allophryne ruthveni, autrement dit, l'Allophryne de Ruthven. Cette grenouille a quelque peu donnée du fil à retordre aux systématiciens (les personnes qui s'occupent de "placer" les espèces dans ce vaste monde de la classification du vivant en fonction de leurs critères morphologiques ou leurs origines phylogénétiques). Elle fut d'abord assimilée à la Famille des Buffonidés, puis ensuite dans celle des Hylidés, avant de se retrouver in fine dans une Famille à part : celle des Allophrynidés. La biologie de cette espèce Sud-Américaine reste assez méconnue et elle n'est observée - comme beaucoup d'autres espèces - pour ainsi dire qu'au moment de la période de reproduction. Elle fait en effet partie du cortège d'Amphibiens que l'on rencontre lors des "Explosive breeding".
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Atracte à ventre de feu
Atractus zidoki est un serpent inoffensif, reconnaissable notamment à son collier clair situé juste derrière la tête et sa ligne noire sur les flancs. Le dessous du ventre est orangée. Il apparaît relativement rare, à moins que sa taille modeste le rende relativement discret à l'observation.
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Atracte de Tréfaut
Observation réalisée en décembre 2003 sur la Montagne de Kaw. Cet individu a d'abord été identifié comme Atractus flammigerus de forme juvénile, mais il paraissait atypique… 16 ans plus tard, la science fait état d'une nouvelle espèce pour la Guyane française, décrite en 2019 comme Atractus de Trefaut (Atractus trefauti). Ce qui semble faire de cet rencontre une première donnée documentée pour la Guyane française !
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Atracte Fade
Atractus flammigerus. Risque de confusion important avec Atractus sach.
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Atracte Faux-Corail
Une apparence qui peut être trompeuse… Avec ses anneaux noirs et rouges, ce "Faux corail", peut évoquer la robe d'un Micrurus, serpent hautement venimeux. Il ne s'agit pourtant que d'un serpent dit "aglyphe" – c’est-à-dire ne disposant pas de crochets capable d'injecter du venin – et de ce fait inoffensif pour l'homme. Avec l'âge, le corps de cet Atractus badius a tendance à s'obscurcir et les anneaux tendent à disparaître, notamment sur le dernier tiers du corps.
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Boa arc-en-ciel
Gros plan sur la tête… …de ce Boa arc-en-ciel (Epicrates cenchria). En y regardant d'un peu plus près, on peut remarquer des sortes de "boursouflures" au niveau des lèvres supérieures ; En fait, ce sont des organes de détection très évolués, appelés "fossettes thermo-sensibles". Et comme leurs noms l'indiquent, celles-ci servent à l'animal pour capturer ses proies grâce au captage de la chaleur émise par l'animal convoité. On imagine assez bien que cet appareillage de haute "technologie" est le fruit d'une longue adaptation.
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Boa arc-en-ciel
Point de vue très personnel… Epicrates cenchria est peut-être à classer parmi l’un des plus beaux serpents au monde. Ses couleurs irisées fascinent et hypnotisent. Selon la direction des rayons lumineux, ses écailles vont prendre différentes teintes, ce qui lui a valu le nom de « boa arc-en-ciel ». Cette étrange coloration est due aux « guanophores », petites cellules de l’épiderme contenant de la guanine qui est une substance cristalline. Celles-ci agissent comme des prismes en réfractant la lumière. Tout simplement magnifique !
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Boa d'Amazonie
Un faux Cook… Le Boa d'Amazonie (Corallus hortulana) était anciennement nommé Corallus enhydris, et appelé de façon erronée Boa de Cook (Corallus cookii) qui, pour sa part, est une espèce qui ne se trouve que sur l'île de Saint-Vincent dans les Caraïbes. L'individu sur la photo a une coloration relativement classique, tandis que d'autres sont orange, jaune, marron clair ou beige. Ce spécimen fut mesuré à presque 2 mètres, ce qui dépasse largement les données de taille de cette espèce, plutôt comprise traditionnellement entre 1 m et 1,5 m.
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Boa émeraude
Kulewako imio, porteur d’un mauvais sort… Imposant et massif, ce serpent a hérité du nom de Corallus caninus ou Boa émeraude (nommé également Boa canin en raison de sa tête pouvant évoquer celle d’un chien). D’un tempérament relativement calme et surtout non vénimeux, ce boa est pourtant victime de croyances généralement peu favorables aux serpents. Pour exemple, selon les Kaliña, une éthnie Amérindienne, « kulewako imio » serait porteur d’un mauvais présage : celui de la mort. Si une personne croise sur sa route ce serpent, elle doit le tuer sous peine de voir un membre de sa famille mourir dans les jours qui suivent.
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Bothrops à deux raies
Les vipères arboricoles Le Bothriopsis est un Genre de serpents venimeux d’Amérique du Sud et Centrale, représenté par 7 espèces, dont 2 sont présentes en Guyane française : * le Bothriopsis bilineata - appelé localement Grage Jacot (ici illustré sur la photo) ; * le Bothriopsis taeniata - qui lui, semble être d'une extrême rareté, ou du moins présent dans des zones difficiles d'accès, ce qui ne facilite pas sa rencontre. Tous deux (anciennement classés dans le Genre Bothrops) sont de mœurs nocturnes et arboricoles. Ils sont, comme tous les autres représentants de la Famille des Vipéridés, capables d'infliger des morsures potentiellement mortelles.
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Cératophrys cornu
Cet animal n'est pas qu'une légende… Contrairement au crapaud cornu imaginaire des livres de Harry Potter, ces deux Ceratophrys cornuta sont parfaitement réels. Originaire d’Amérique du sud, ce « Crapaud cornu » – nommé ainsi en raison de ses deux appendices sur le dessus du crâne – calme et discret, passe ses journées à l'affut grâce à son aspect et ses couleurs qui le dissimulent aux yeux des prédateurs. Sa discrétion liée à sa robe très efficace pour le rendre totalement cryptique à la litière forestière – biotope où il vit en forêt primaire – lui permet de chasser à l’affût. Patient, aux allures de feuille décomposée, il attend immobile qu’une proie (invertébrés, et même petits mammifères…) passe à ses côtés pour se jeter dessus, la gueule béante. L'effet de surprise, et donc l'efficacité sont tout deux pleinement garantis !
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Cératophrys cornu
Diaporama - Explosive - 7/12 Encore une espèce rare, vue "à profusion"… Plusieurs espèces d'amphibiens s'invitent à ce grand bal que sont les "Explosive breeding". Par exemple Ceratophrys cornuta, lui aussi est un adepte de ces soirées un peu particulières . Ce Crapaud cornu ne fait pas exception et, tout comme les autres grenouilles présentes à cette partie, il dépose simplement ses œufs à la surface de l'eau, les abandonnant à la fin de l'accouplement. En effet, il n'existe aucune technique particulière pour protéger les pontes des prédateurs sauf, une fois encore, la quantité produite par chaque couple.
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Cératophrys cornu
Une tête à faire face à tous les dangers… Oser dire que Monsieur a la grosse tête, sans même le connaître, ne serait pas forcément très sympathique. D'autant que là, sa physionomie est quelque peu modifiée car il est en pleine phase de chant pour attirer une femelle. Par contre, physiquement c'est un pléonasme que de dire qu'il n'est pas très avenant. Ceratophrys cornuta est en effet doté d'une large tête ornée de deux appendices cutanés qui ressemble à des piquants ou des cornes, d'où son nom évident de Crapaud cornu. Bien que son allure ne soit pas des plus rassurantes, certains prédateurs tentent parfois d'en faire leur repas. Au lieu de prendre la fuite, ce crapaud fait face à l'ennemi et tente de le mordre. Pas froid aux yeux Monsieur cornu !
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Chasseur agouti
Du vert émeraude au rouge brique… Voici un juvénile de "Serpent Agouti" (nom Créole donné au Chironius scurrulus) – On peut remarquer sa couleur d'un beau vert émeraude et – une particularité qui doit avoir une autre fonction que simplement esthétique – une langue bleue foncée. Au fur et à mesure que ce serpent va grandir, pour atteindre une taille adulte comprise entre 1,5 et 2 mètres, sa robe verte va passer progressivement au rouge brique sombre. Les mystères de la nature restent souvent insondables. Et pour la couleur de la langue, je ne peux rien en dire car je n'ai malheureusement jamais observé d'adulte…
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Chasseur indigo
Papa pinto… C'est le nom donné à Drymarchon corais en Brésilien. Cette espèce fait partie de la Famille des Colubridés (Couleuvres), rencontrée dans une bonne partie de l'Amérique du sud et notamment en Guyane française. Sa livrée est assez caractéristique : la première partie du corps est brun foncé et s'éclaircie progressivement vers l'arrière pour devenir ocre-jaune. La taille adulte peut atteindre 1,80 à 2 mètres. Plusieurs sous-espèces existent (au nombre de 6) ; celle que l'on trouve en Guyane est Drymarchon corais corais.
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Chasseur menaçant
Une jeunesse qui se fait dans le "velour" Pseustes poecilonotus est l'une des deux espèces du Genre rencontrées en Guyane française. Comparé à Pseustes sulphureus, ce serpent est d'une taille moins imposante (dimensions moyennes comprises entre 1 m et 1,4 m tandis que P. sulphureus dépasse bien souvent les 2 m). Il est diurne et a des mœurs soit terrestre, soit semi-arboricole. À l'instar de son proche cousin, celui-ci est mordeur et n'hésite pas à prendre une posture de défense qui se montre bien dissuasive face à un éventuel opportun. L'allure générale du juvénile diffère de l'adulte : ses couleurs et la texture de ses écailles laisse l'impression d'un corps "velouté" et non rugueux comme c'est bien souvent le cas pour les serpents…
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Chasseur soufré
Le Genre Spilotes Il existe 3 espèces faisant partie de ce Genre, dont 2 se trouvent présentes en Guyane française : * Le Spilotes sulphureus (ici, un juvénile illustré) ; * Le Spilotes pullatus. A l'âge adulte, il s'agit d'une couleuvre assez massive et d'une taille qui dépasse fréquemment les 2 mètres. Cette espèce est terrestre, parfois arboricole, et diurne. Il fait partie des espèces nommées localement "Serpents chasseurs" à l'instar des Chironius et du Spilotes pullatus en raison de leur morphologie particulière. Les jeunes, tout comme les adultes, utilisent une posture d'intimidation qui ne manque pas de faire son effet, surtout si le serpent est de belle dimension : importuné, ces derniers gonflent leur gorge, agitent l'extrémité de leur queue, se redressent sur le premier tiers de leur corps et, au besoin, attaquent la gueule ouverte pour mordre. Pour autant, une rencontre avec un bel adulte – dès lors que nous n'avons développé aucun stress chez lui – fut des plus pacifiques.
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Chiasmocle de Shudikar
Diaporama - Explosive - 8/12 "Pour me voir, il faut savoir être patient ! " Profitons bien de la vue de cette espèce dont les représentants sont réunis par centaines ou par milliers. En effet, à toutes autres périodes de l'année, rares sont les observations de Chiasmocleis shudikarensis. Petites grenouilles brunes, ces dernières sont très discrètes et elles sont pour ainsi dire quasiment impossibles à observer en dehors de ces moments très particuliers que sont les "explosives breeding". En effet, tout au long de l'année, elles sont purement et simplement devenues invisibles à tout observateur. Cette grenouille a donc encore beaucoup de secrets à nous révéler sur sa biologie.
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Chiasmocle de Shudikar
Plus rares sont les Chiasmocleis shudikarensis. Petites grenouilles brunes, ces dernières sont très discrètes et quasiment impossible à observer en dehors de ce moment particulier. En effet, on ne les rencontre quasiment qu’une fois par an. Cette grenouille a encore beaucoup de secrets à nous révéler sur son comportement.
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Chiasmocle de Shudikar
Et Scinax sp 3 (en attendant la description de l'espèce). Confusion d'accouplement par ce petit mâle trop pressé, lors d'une "Explosive breeding".
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Chironius
Un Genre de "chasseurs"… Chironius multiventris fait partie du groupe des serpents dits "chasseurs" à l'instar des autres espèces du même genre. Leurs atouts : - une taille souvent importante, - de gros yeux favorisant une vision binoculaire - et une vélocité dans les déplacements qui leur permettent de capturer leurs proies en se mouvant rapidement au sol. Risque de confusion avec le Chironius exoletus ou le Phrynonax sexcarinatus adulte.
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Corail à collier d'or
Attention ! anneaux = danger potentiel… Bien que n'étant pas d'une taille gigantesque (de 45 à 60 cm en moyenne), ce serpent du Genre Micrurus capture et immobilise ses proies grâce à un venin dit "neurotoxique". Celui-ci produit des effets paralysants en diffusant de façon rapide une protéine dans l'organisme de la victime. Le Micrurus emprichii, ici illustré, fait partie de ces vrais "serpents corail" qui ont cette adaptation spécifiques des espèces dites "protéroglyphes" : à l'avant de la machoire se trouvent deux petits crochets fixes, reliés à une glande à venin, suivi de petites dents pleines. Certaines espèces ont développé une faculté de mimétisme en prenant une apparence physique (alternance d'anneaux colorés) qui se rapproche des Micrurus (voir Oxyrhopus aff. melanogenis qui est mimmétique du Micrurus hemprichii).
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Couresse camuse
Le Genre Erythrolamprus … comprend une cinquantaine d'espèces réparties entre l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud. Ils sont aglyphes (sans crochets venimeux) et ont un corps cylindrique avec une tête allongée et assez peu distincte du corps. En Guyane française se trouve 6 espèces. Il s'agit de : * Erythrolamprus breviceps (ici illustré) ; * Erythrolamprus cobellus ; * Erythrolamprus miliaris ; * Erythrolamprus reginae ; * Erythrolamprus typhlus ; * et enfin, Erythrolamprus lineatus. Erythrolamprus breviceps est d'assez petite taille (de 25 à 40 cm), nocturne et vit en forêt primaire, dans la litière forestière ou proche de zones humides. Il est fouisseur et de mœurs semi-aquatique. (+ Illustration face ventrale) La caractéristique qui le distingue rapidement des autres Liophis est une face ventrale en damiers rouges et noirs exceptées les sous-caudales qui sont elles à damiers noirs et blancs.
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Crapaud buffle
Une distinction "facile"… Un bon critère pour reconnaître les crapauds des grenouilles - outre la peau véruqueuse des uns et lisse des autres - consiste à observer leur mode de déplacement : comme tous les autres, ce Crapaud bœuf (Rhinella marina) "rampe" et si ce n'est pas le cas, n'effectue que de tout petits sauts. Cela est dû à leurs pattes, moins développées et musclées que celles des grenouilles. Peu agiles, presque nonchalants, il se laissent attraper assez facilement. Quand à la ponte, impossible de la confondre avec celle des autres Anoures : elle prend l'aspect de deux cordons noirs accolés s'enroulant autour de la végétation tandis que celles des grenouilles est composée d'un amas gelatineux… (voir ci-dessous).
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Dendrobate variable
Petite, mais bien protégée des prédateurs… Plusieurs qualités sont nécessaires pour être photographe, notamment celle de posséder une excellente vue ! Car Ranitomeya ventriculata, située au centre de la plante (petit point jaune et bleu), ne mesure pas plus de 18 mm ! Anciennement nommée Dendrobates ventrimaculatus, cette minuscule grenouille en impose non moins par sa taille que par sa couleur. En effet, au lieu de se dissimuler des prédateurs, elle s'expose et les informe du danger. Ce "poison frog" comme la surnomme les Anglo-saxons, sécrètent une substance toxique appelée batrachotoxine. Les prédateurs évitent donc cet animal dangereux au goût amer, mais qui sur nous, ne produira qu'une réaction d'irritation. Attention tout de même aux muqueuses.
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Dendropsophus
Et alors, et moi on m'oublie ? …semble vouloir nous dire cette Dendropsophus sp1 (le sp1 correspondant à une espèce découverte récemment mais qui n'a pas encore de nom faute d'avoir été décrite). Il est en effet de récents changements dans la classification des Amphibiens, et plus précisément dans la grande Famille des Hylidés : Le nom de Genre Hyla regroupait avant de nombreuses espèces de par le monde et notamment en Guyane française. Au sein de cette nomenclature régnait une disparité importante, notamment en terme de taille. Aujourd’hui, ce nom disparaît, sauf pour les espèces que l'on trouve sur le vieux Continent et toutes les espèces qui le portaient en Guyane française sont désormais redistribuées dans deux Genres, schématiquement divisés entre les grandes et les petites grenouilles : * ainsi, les grandes espèces acquièrent le nom de Genre Hypsiboas (ex: Hypsiboas boans) ; * tandis que les plus petites prennent le nom de Genre Dendropsophus (ex : Dendropsophus leucophyllatus). Attention : même en latin, la grammaire se doit d'être respectée : les deux Genres sont masculins, donc le nom d’espèce s’accorde ! (ex. Hyla leucophyllata devient Dendropsophus leucophyllatus et ainsi de suite). Vous avez bien tout suivi ? Alors vous pouvez aller voir chez les Bufonidés, ça bouge aussi.
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Dipsas à miroirs
Une belle spécialisation alimentaire… Le Genre Dipsas est représenté par 33 espèces dont 5 se trouvent en Guyane française. Il s'agit de : * Dipsas catesbyi ; * Dipsas copei ; * Dipsas indica (ici illustré sur la photo) ; * Dipsas pavonina ; * et enfin, Dipsas variegata. Ces espèces sont aglyphes (pas de crochets venimeux) et se rapprochent du Genre Sibon (voir Sibon nigralbus). Ces serpents sont relativement fins avec le corps comprimé latéralement. L'œil est grand et assez proéminent, ce qui leurs permet d'avoir une vision binoculaire. La pupille est verticale. Tous sont malacophages (ils se nourrissent de Gastéropodes : escargots et limaces).
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Dipsas à miroirs
La coloration de ce Dipsas est variable, allant du brun clair au noir. Les juvéniles sont nettement plus contrastés et présentent des motifs différents des adultes. Dipsas indica mesure généralement entre 60 et 80 cm à l'âge adulte.
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Dipsas varié
Invisible aux prédateurs ? L'homochromie est une stratégie d'adaptation de certaines espèces animales ou végétales pour échapper à un prédateur. Ce type de camouflage permet de parfaitement s'identifier à la couleur de l'environnement ambiant et, ainsi, passer quasiment - voire totalement - inaperçu aux yeux inquisiteurs mal intentionnés. On peut aussi parler d'espèces cryptique (tiré du grec ancien κρυπτoς, qui signifie « caché »). Cette technique semble parfaitement "maîtrisée" par ce Dipsas variegata, l'une des 5 espèces du Genre Dipsas de Guyane française (voir le sujet correspondant).
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Drépanoïde anormal
Rareté ou discrétion ? Drepanoides anomalus n'a été reçensé en Guyane française pour la première fois que dans le milieu des années 90 lors des inventaires réalisés lors de la mise en eau du barrage de Petit-Saut. Ensuite, il fut trouvé dans la Réserve Naturelle de la Trinité. C'était, jusqu'à il y a peu, les deux seules données de ce serpent sur le territoire de Guyane. Il faut dire que sa ressemblance – et donc la confusion – est important avec Pseudoboa coronata, ce qui fait que jusqu'à la description précise des critère de distinction, il devait (et doit toujours) passer relativement inaperçu. Depuis, les observation de cette espèce – bien que toujours rares – se sont quelque peu multipliées. Cette photo correspond à une première donnée sur la Montagne de Kaw, en janvier 2004. Pour le distinguer : (image Drepanoides-1) Détail de la tête à observer : Ecaille "loréale", située entre l'œil et la nasale : • Pseudoboa coronata - Loréale présente ; • Drepanoides anomalus - Loréale absente.
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Drépanoïde anormal
Petit serpent deviendra grand… Ici, un Drepanoides anomalus au format "juvénile", également trouvé sur la Montagne de Kaw. A comparer avec Pseudoboa coronata - Les critères de distinction sont les mêmes que pour l'adulte.
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Fer-de-lance commun
Ce serpent ne vous inspire pas confiance ? Tant mieux, cela évitera peut être que vous n’alliez le taquiner de trop près ! Car Bothrops atrox, plus communément appelé « Grage fer de lance », fait partie d’une famille de reptile très redoutée : celle des vipères. Hautement venimeux, ce serpent attaque à la vitesse éclair et ne laisse aucune chance à sa victime (petits mammifères, grenouilles, oiseaux…) de s’en sortir, grâce à un venin extrêmement puissant. S’il s’agit d’un homme, la dose de venin injectée est supérieur à la dose létale (qui indique le degré de toxicité d’une substance). Mais un traitement est possible à conditions qu’il soit administré à temps. Alors un conseil : contentez-vous de profiter de la beauté de cette vipère sud-américaine en gardant une distance raisonnable, et tout ira bien !
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Imantode à nuque tatouée
De quoi devenir mordu de serpent ! Ce serpent liane (Imantodes cenchoa) est un petit colubridé opistoglyphe d'Amérique du sud. Exclusivement arboricole il est un chasseur nocturne et se nourrit principalement de mollusques (petits escargots, limaces etc...) : on dit qu'il est malacophage comme les espèces des Genres Dipsas et Sibon. Ce serpent en général de moins d'un mètre est extrêmement fin, la tête est large, avec un museau arrondi et de gros yeux. Son venin n'est pas considéré comme dangereux pour l'homme, d'autant que son caractère aucunement agressif ne laisse que peu de chance d'être mordu… Sauf de tomber sous le charme !
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Imantode à nuque tatouée
Le Genre Imantodes… …qui fait partie des Couleuvres opistoglyphes (disposant de crochets à venin), regroupe 6 espèces. Ce sont des serpents très fins, avec une tête qui se distingue bien du reste du corps et qui ont des yeux à pupilles verticales, bien proéminents, pour leurs assurer une vision binoculaire. Parmi eux, deux espèces sont présentes en Guyane française : - Imantodes cenchoa (ici représenté sur la photo) ; - Imantodes lentiferus. Attention : dans le "Guide des serpents et amphisbènes de Guyane" (de Fausto Starace, Ibis rouge édition) les deux espèces I. cenchoa et I. lentiferus sont confondues, bien qu'elles soient somme toute assez différentes (une fois qu'on les a observée). Les voici tous deux réunis pour faciliter la comparaison : (image Imantodes-1)
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Imantode rouquin
De quoi faire évoluer le regard sur les serpents… Bien que possédant des crochets venimeux, l'Imantodes lentiferus est sûrement la crème des serpents, au même titre que son proche cousin du même Genre, l'Imantodes cenchoa. Leur finesse et la placidité dont ils font preuve sont d'excellents moyens – si ce n'est les meilleurs – de faire évoluer le regard que certains peuvent avoir sur ces animaux bien souvent mal-aimés que sont les serpents. Les plus réfractaires aux serpents resteront tous sous le charme…
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Leptodactyle étroit
Diaporama - Je coasse… qui suis-je ? 1/4 Un préfixe qui prive les Anoures de leur queue… Les Amphibiens font partie de l’Ordre des Anoures, ordre regroupant des animaux dépourvus de queue à l’âge adulte, et possédant une large tête et des pattes postérieures très développées. Le terme « anoure » vient du grec « oura » signifiant « queue d'animaux » auquel on a ajouté le préfixe privatif « a ». Grenouille, Rainette, Crapaud… Pas toujours simple de savoir les différencier. Même si ces trois catégories présentent des points communs dans leurs modes de vie, leurs fonctionnalités ou leur anatomie, on note aussi quelques différences permettant de les distinguer les unes des autres. Les principales étant : leur habitat, leur peau, leur déplacement et leur reproduction (type de ponte). Il existe bien sûr d’autres différences plus subtiles et de plus, certaines espèces ne répondent pas toujours aux critères généraux. Mais la nature ne se plie pas toujours à des règles bien établies ! Petit mémo sur les grenouilles, crapauds et rainettes afin de ne plus « jamais » se tromper !
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Oxyrhope à nez jaune
Ah ces jeunes !!! Quelle ne fut pas ma surprise lors de la rencontre avec ce minuscule serpent (moins de 20 cm), qui se placait en posture de défence, prêt à faire face à toute forme de dérangement. Il ne correspondait à rien de connu pour moi ! Après une recherche dans la bibliographie sur les serpents brésiliens un nom a pu lui être donné, grâce à l'aide de spécialistes : il s'agit en fait d'un Oxyrhopus formosus juvénile. Comparer les couleurs avec celles de l'adulte et vous comprendrez mon hésitation ! Étonnant non ?
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Oxyrhope à nez jaune
Méfiance face à des couleurs vives… Étonnant serpent que cet Oxyrhopus formosus. Ses écailles couleur feu lui donnent une étrange allure, une beauté presque hypnotisante. De taille relativement modeste (40 à 60cm), ce serpent possède néanmoins des dents modifiées en crochets venimeux (opistoglyphe). Il est cependant considéré non dangereux pour l’Homme. Malgré tout, il est préférable d’éviter sa morsure d’autant qu’il a un comportement plutôt agressif si vous tentez de l’importuner. Sa couleur vous aura prévenu…rouge = danger ! Et si par hasard vous trouvez un juvénile de cette espèce, vous ne manquerez pas d’être surpris…
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Phylloméduse De Vaillant
Pas poltron pour deux sous… Contrairement au nom qu'il porte – Phyllomedusa vaillantii ou phylloméduse de Vaillant – cet amphibien que l'on trouve en Amérique du Sud ne fait pas preuve d'un courage exceptionnel. Mais en même temps, que peut faire cette fragile petite grenouille face à un prédateur ? Et bien, elle simule ! Basculant sur son dos, elle recroqueville ses pattes sur son ventre. Paisible, les membres joints et les paupières closes, faisant le mort, elle semble prier : "faites que ça marche" !
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Phylloméduse De Vaillant
Pondre dans les arbres, c'est tellement mieux… Malgré leur besoin en eau, la plupart des rainettes se sont affranchies du milieu terrestre pour vivre une vie arboricole. Les doigts de leurs pattes sont munis de disques adhésifs avec lesquels elles peuvent grimper aux arbres. Elles trouvent l'eau dont elles ont besoin dans des cuvettes naturelles (feuilles, cavités des arbres…). La ponte peut se faire dans l'eau (mare, cuvette) mais aussi dans le feuillage des arbres : certaines femelles, comme cette Phyllomedusa vaillantii pondent leurs œufs en petits tas gélatineux dans une feuille pliée au-dessus de l'eau. Quand les têtards sont formés, ils ont juste à se laisser glisser pour tomber dans l'eau et poursuivre leur développement.
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Pipa américaine
Des œufs sur le plat… du dos ! Cet étrange animal au corps incroyablement aplati – répondant au nom de Pipa pipa – appartient à une espèce d'amphibien originaire d'Amérique du Sud. Exclusivement aquatique, le Pipa est un animal solitaire passant ses journées dissimulé dans la vase. Les individus ne se rencontrent entre eux qu'au moment de la reproduction, à la saison des pluies. Une des particularités de cette espèce est la manière dont se fait l'incubation des œufs. Ceux ci, une fois fécondés, sont logés par le mâle dans des alvéoles se situant sur le dos de la femelle. Une fine peau viendra les recouvrir et les protéger. Après 3 mois d'incubation dorsale, à la place de têtards, ce sont de multiples petites Pipa déjà formées qui s’évaderont de cette protection dorsale.
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Rainette frangée
Et, en-dessous, Dendropsophus minutus - (Rainette menue).
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Rainette menue
Diaporama - Explosive - 10/12 Il existe certains avantages à cette forme de reproduction. En effet, les œufs sont pondus dans des mares temporaires, ce qui signifie qu'elles n'abritent aucun poisson, contrairement aux rivières ou mares en eau toute l'année. De plus, les pontes se déroulent au tout début du remplissage lorsque les insectes et autres prédateurs sont encore relativement peu nombreux. Et cette profusion d'œufs est parfois la seule mesure de protection efficace : même si cela profite à beaucoup d'espèces, on ne peut tous les manger !
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Rainette menue
Diaporama - Explosive - 6/12 Très nombreuses, ces rainettes Dendropsophus minutus ne sont pourtant pas exclusives des explosives. En effet, contrairement à d'autres espèces, elles se reproduisent tout au long de la saison des pluies. Mais cet évènement est une excellente occasion pour faire des rencontres ! Arborant son habit de lumière, cette rainette, en dehors des périodes amoureuses, est de couleur marron, donc beaucoup plus terne. D'ailleurs très discrète le reste de l'année, il est difficile de l'apercevoir en dehors de cette période très particulière.
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Rainette menue
Diaporama - Explosive - 1/12 Des centaines de petits points jaunes scintillent dans la végétation… Ces nombreuses tâches éclatantes ne sont pas des fleurs et n'ont rien de végétal. Au contraire, leur origine est animale. Il s'agit de minuscules grenouilles jaunes, et plus exactement de rainettes. Leur nom scientifique est Dendropsophus minutus. Leur présence en aussi grand nombre marque une occasion bien particulière que pour rien au monde leur instinct pousserait à manquer…
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Rainette menue
Diaporama - Explosive - 3/12 Un phénomène corrélé aux pluies… "Explosive breeding" : c'est le nom d'une réunion grenouilliesque pour le moins originale – pouvant compter plusieurs centaines d'individus – qui se produit normalement en début de la saison des pluies, quand les mares temporaires commencent à arriver à leur niveau de saturation. Dès que les conditions semblent favorables, ces points d'eau nouvellement formés sont alors pris d'assaut par ces petites bêtes portées d'une intense frénésie sexuelle. La stratégie de la ponte explosive est simple : les grenouilles (ici des Dendropsophus minutus) se regroupent en très grand nombre sur une courte durée de façon à saturer les prédateurs éventuels. Malgré les accouplements qui ont déjà commencé, de nombreux mâles continuent de chanter dans l’espoir de trouver une partenaire.
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Rainette menue
Diaporama - Explosive - 2/12 Une concurrence véritablement acharnée… Ces grenouilles (Dendropsophus minutus) participent en masse à un phénomène qui ne se produit qu’une fois l’an : la reproduction explosive, du terme anglais « explosive breeding ». L’objectif est clair : trouver un ou plusieurs partenaires pour se reproduire le plus rapidement possible car ce type de reproduction ne durera qu’une nuit ! C'est alors tout un cortège d'espèces d'amphibiens qui se retrouvent sur un même site et s'accouplent, le tout dans une incroyable cacophonie… L'alerte : durant la journée qui précède cette fameuse explosive, les mâles chantent à tue tête afin d’attirer un maximum de femelles dans la mare. Quant aux accouplements, ils ont plutôt lieu la nuit. En début de soirée, le vacarme devient assourdissant.
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Scinax de Duellman
Scinax cruentommus = Correspond à Scinax sp.1 aff. cruentommus dans le travail actuellement en cours.
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Scinax de Duellman
Scinax cruentomma = Correspond à Scinax sp.1 aff. cruentommus dans le travail actuellement en cours.
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Scinax ruberoculatus
Scinax sp. 2 => correspond à Scinax aff. ruberoculatus dans le travail actuellement en cours.
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Scinax ruberoculatus
Scinax sp. 2 => correspond à Scinax aff. ruberoculatus dans le travail actuellement en cours.
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Scinax ruberoculatus
Scinax sp. 2 => correspond à Scinax aff. ruberoculatus dans le travail actuellement en cours.
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Scinax ruberoculatus
Scinax sp. 2 => correspond à Scinax aff. ruberoculatus dans le travail actuellement en cours.
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Scinax ruberoculatus
Scinax sp. 2 => correspond à Scinax aff. ruberoculatus dans le travail actuellement en cours.
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Scinax ruberoculatus
Scinax sp. 2 => correspond à Scinax aff. ruberoculatus dans le travail actuellement en cours.
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Scinax ruberoculatus
Scinax sp. 2 => correspond à Scinax aff. ruberoculatus dans le travail actuellement en cours.
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Scinax ruberoculatus
Scinax sp. 2 => correspond à Scinax aff. ruberoculatus dans le travail actuellement en cours.
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Serpent-tube d'Amérique du Sud
Un peu de bon sens… Si vous cherchez la tête, il s’agit bien de l’extrémité située au premier plan. Il est vrai que chez Anilius scytale, il est difficile de différencier la tête de la queue. C’est la raison pour laquelle on lui a donné le nom de « serpent à deux têtes ». Une des autres particularités de ce reptile concerne son régime alimentaire. On le qualifie d’ophiophage, c'est-à-dire que serpents et amphisbènes (squamates dépourvus de pattes présentant une ressemblance avec les vers) constituent son repas. Serpents, passez votre chemin !
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Sibon nigralbus
Un escargot, c’est "Si-bon"… Sibon nebulatus est une fine couleuvre grise se déplaçant lentement la nuit à la recherche de nourriture. Sa lenteur et son comportement placide pourraient laisser croire que ce reptile n’est pas un très bon prédateur. Excepté que ce serpent a un régime alimentaire extrêmement spécialisé : on le qualifie de malacophage, ce qui signifie qu’il ne se nourrit que de mollusques (escargots, limaces…). Alors pourquoi se presser ? Cette couleuvre ne risque pas de voir ses proies lui filer sous le nez !
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Téniophalle tacheté
Un cas douteux… Dans bien des cas, l'identification d'un serpent ne va pas sans poser de problème ; soit les critères sur photos sont difficiles – voire impossible – à déterminer avec la précision nécessaire, soit la classification n'est pas encore aboutie et plusieurs noms sont utilisés pour déterminer une même espèce… C'est probablement le cas de cet individu qui, dans le Guide des Serpents et Amphisbènes de Guyane de Fausto Starace prend pour nom Rhadinea brevirostris qui a été décrit en 1934 par SHREVE. Or depuis, cette espèce a été (re)classée dans le Genre Taeniophallus brevirostris, lui-même décrit en 1963 par PETERS. Pour compliquer encore plus l'affaire, il pourrait plutôt s'agir de Taeniophallus nicagus décrit en 1868 par COPE… Comme quoi, la classification scientifique du vivant a encore du chemin à parcourir pour devenir quelque chose de véritablement accessible au-delà d'un cercle de spécialistes… Mais, faute de mieux et en attendant que ce débat d'experts soit un jour clos, les néophytes que nous sommes ne sont pas forcément obligés de rentrer dans cette complexité et peuvent se contenter de s'émerveiller devant toute cette diversité !
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Trachycéphale coriace
Transe, extase, fatigue extrême… Difficile de mettre un terme sur l'expression de cette grenouille. Trachycephalus coriaceus semble ailleurs ! Mais son état ne serait-il pas simplement dû à l'accouplement ? Car aviez-vous repéré qu'un deuxième amphibien était présent ? Quatre membres postérieurs, trois yeux, des sacs vocaux en trop ! Oui, un mâle est bel et bien sur le dos de cette Rainette coriace, dissimulé derrière un chapelet d'oeufs qui viennent d'être rendus fertiles au moment de la ponte grâce à cette position d'Amplexus. Et cette femelle n'est pas au bout de ses peines ! Il faut dire que pour certains amphibiens Guyanais, la période de reproduction ne dure qu'une nuit par an… Il faut donc en profiter : en plein "explosive breeding", ce n'est sûrement pas le premier ni le dernier mâle à vouloir s'accoupler !
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Trachycéphale coriace
On ne se voit qu'une fois l'an… Trachycephalus coriaceus - La Rainette coriace (anciennement classée dans le Genre Phrynohyas) photographiée lors d'un amplexus au moment d'une "Explosive breeding". Contrairement aux Dendropsophus minutus et aux Chiasmocleis shudikarensis, qui viennent en masse lors de cet événement annuel, ce ne sont quelques dizaines d'individus qui se sont également invités à la soirée. En dehors de leur mode de reproduction, on ne connaît pour ainsi dire rien de leur mode de vie car cette espèce, qui vit dans la litière forestière, est peu observée le reste de l'année tellement ses mœurs sont discrètes.
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Trachycéphale Kunawalu
Prélevée momentanément pour les besoins de tournage d'une film documentaire animalier.
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Trachycéphale métronome
Un nid au sommet… Il existe des grenouilles adaptées à la vie arboricole, et elles n'ont pas intérêt à souffir du vertige ! En effet, certaines espèces, telle la Rainette métronome (Trachycephalus hadroceps), se sont affranchies du milieu aquatique pour coloniser des milieux plus improbables, comme la cime des arbres. Des cavités dans le bois constituent des endroits parfaits pour se reproduire et y élever de jeunes têtards. Ces grenouilles trouvent refuge à une hauteur dépassant parfois les 40 mètres et ne redescendent pour ainsi dire jamais au sol. Il en va de la même adaptation pour sa proche cousine, la Rainette kunawalou (Trachycephalus resinifictrix), mais qui trouve une autre forme de cavité à moindre hauteur. Ainsi, pas de concurrence !
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Médias des marqueurs des sites de cette scène
Imantode à nuque tatouée
De quoi devenir mordu de serpent ! Ce serpent liane (Imantodes cenchoa) est un petit colubridé opistoglyphe d'Amérique du sud. Exclusivement arboricole il est un chasseur nocturne et se nourrit principalement de mollusques (petits escargots, limaces etc...) : on dit qu'il est malacophage comme les espèces des Genres Dipsas et Sibon. Ce serpent en général de moins d'un mètre est extrêmement fin, la tête est large, avec un museau arrondi et de gros yeux. Son venin n'est pas considéré comme dangereux pour l'homme, d'autant que son caractère aucunement agressif ne laisse que peu de chance d'être mordu… Sauf de tomber sous le charme !
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Imantode à nuque tatouée
Le Genre Imantodes… …qui fait partie des Couleuvres opistoglyphes (disposant de crochets à venin), regroupe 6 espèces. Ce sont des serpents très fins, avec une tête qui se distingue bien du reste du corps et qui ont des yeux à pupilles verticales, bien proéminents, pour leurs assurer une vision binoculaire. Parmi eux, deux espèces sont présentes en Guyane française : - Imantodes cenchoa (ici représenté sur la photo) ; - Imantodes lentiferus. Attention : dans le "Guide des serpents et amphisbènes de Guyane" (de Fausto Starace, Ibis rouge édition) les deux espèces I. cenchoa et I. lentiferus sont confondues, bien qu'elles soient somme toute assez différentes (une fois qu'on les a observée). Les voici tous deux réunis pour faciliter la comparaison : (image Imantodes-1)
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Ce réseau cherche à initier une dynamique citoyenne pour inventorier les sites d'intérêt patrimoniaux de Guyane. Il s'agit de mettre en avan...